COMMUNIQUE DE PRESSE
7 septembre 2012

12/09/12 Journée mondiale de promotion du préservatif féminin*

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Mal aimé, peu connu, il fait peur, serait trop grand, cher et on le trouve difficilement et en plus il serait moche…
Pourtant, il a tout d’une grande méthode de contraception et de protection des IST et du VIH/Sida efficace :

* C’est la seule méthode contrôlée par les femmes offrant cette double protection.
* Mis en place jusqu’à 8 heures avant ou quelques minutes avant le rapport sexuel, il permet de ne pas interrompre les préliminaires et peut même parfois, selon les femmes grâce à son anneau extérieur, contribuer au plaisir féminin par la stimulation du clitoris.

Pas que pour les filles !
Au-délà, il renforce la possibilité de négocier de nouvelles stratégies de prévention et permet d’appréhender différemment les rapports femmes/hommes. Selon les retours des expériences de terrain, les femmes qui ont négocié cette protection avec leur partenaire n’ont peu ou pas besoin de la renégocier ensuite contrairement à ce qui se passe avec le préservatif masculin

Cette gaine en polyuréthane est également une excellente alternative au préservatif masculin en cas d’allergie au latex par exemple, il est même considéré comme plus « confortable » !.

Quelle que soit sa sexualité ou son identité sexuelle, le préservatif féminin appelé aussi « fémidon » peut se substituer au préservatif masculin… sans lubrification supplémentaire !

1 préservatif féminin fabriqué pour 420 préservatifs masculins ! (chiffre FNUAP 2005 : 25 millions pour 10,5 milliards))

Malgré tous ses atouts, le fémidon soulève assez peu d’enthousiasme. Contrairement à son alter-égo masculin, très peu de campagnes en font la promotion et les recherches pour en élargir la gamme sont limitées et ce, alors que la demande et les besoins existent. Cela interroge sur les représentations plus symboliques vis-à-vis d’un moyen protection pouvant être à l’initiative et à l’usage des femmes.


Face à la féminisation de la pandémie du Sida (51% des personnes infectées sont des femmes) et alors que le Sommet sur la planification familiale de Londres en juillet a rappelé les enjeux de l’accès à la contraception face aux besoins non couverts en particulier en Afrique Subsaharienne, cette journée de mobilisation autour du préservatif féminin est l’opportunité de rappeler à l’ensemble des donateurs, responsables politiques ou de programmes de développement l’importance de faciliter l’accès au préservatif féminin.

En faire la promotion, c’est favoriser son utilisation et répondre aux besoins ; répondre aux besoins, c’est diminuer les couts de production ; baisser les couts, c’est en favoriser l’accès ! Qu’attendons-nous ?

A essayer sans modération !

* A l’initiative de la National Female Condom Coalition www.nationalfccoalition.org/