16 avril 2009
[petition] Merci de la part du Planning Familial
Ensemble, nous avons obtenu que l'Etat rétablisse son engagement et sa responsabilité nationale pour l'information, l'éducation à la sexualité pour toutes et tous.
L'Etat s’est engagé à rétablir les crédits sur au moins trois ans permettant le financement de l'ensemble des EICCF.
Très vite, le travail avec les services de l'Etat devrait débuter sur une clarification mais aussi rendre visibles aux yeux de l’opinion, des partenaires sociaux et des décideurs, ces missions d'accueil, d'information, d'éducation à la sexualité et à la vie de couple que réalisent les EICCF sur le terrain. L'Etat devrait ainsi assurer la promotion de ces missions auprès de l'opinion publique.
Ce travail devra prendre en compte les besoins de la population dans ces domaines pour que les futurs moyens des EICCF soient en adéquation avec ces besoins dés 2010 et 2011.
Merci aux plus de 141.000 signataires de la pétition en ligne et sur papier dont la présence à nos cotés a été déterminante.
Nous avons fermé le 13 mars cette pétition lancée le 29 janvier mais l'aide et le soutien de toutes et tous dans la phase qui s'ouvre sont tout aussi déterminants.
Nos associations départementales du Planning Familialen ont besoin, n'hésitez pas à prendre contact avec elles et à nous soutenir.
Merci encore et à très bientôt.
Le Planning Familial
29 janvier 2009
Pétition pour la défense du droit à l’information, à l’éducation...
Le Planning Familial lance aujourd’hui la pétition nationale(1)
"Pour la défense du droit à l’information, à l’éducation à la sexualité, pour toutes et tous"
Aux cotés du Planning Familial,
défendons le droit à l’information, à l’éducation à la sexualité, pour toutes et tous
Vous souhaitez soutenir Le Planning Familial,
signez la pétition :
www.planning-familial.org/petition-defense-loi-neuwirth
[…]
L’Etat doit assurer sa responsabilité nationale pour l’information, l’éducation à la sexualité, et la prévention pour toutes et tous conformément à l’article 1 de la Loi 73-639 du 11 juillet 73.
L’Etat ne doit pas supprimer les lieux d’écoute et de parole, mais les développer.
L’Etat ne doit pas supprimer les interventions collectives, mais les développer.
L’Etat doit donner aux associations qui assurent ces missions, les moyens aujourd’hui nécessaires, pour le développement de leurs activités et de leurs interventions.
[…]
Contact :
Planning Familial de Vaucluse : 04 90 87 43 69 (1)
Tous ces acquis sont récents, ces droits sont fragiles,
Nous avons lutté pour les obtenir
Luttons ensemble pour les défendre !
10 septembre 2008
Colloque Européen - DROIT A L'AVORTEMENT : Quels enjeux pour les femmes en Europe ?
Objectifs du colloque
L’accès à un avortement sûr et légal dans les pays européens est une question qui fait débat et traverse les diverses institutions notamment lors de l’entrée de nouveaux membres au sein de l’Union Européenne.
Cette question politique, au sens noble du terme, est pourtant un vrai défi posé à l’Europe, celui du respect, tant pour les pays membres que pour les institutions Européennes, des droits fondamentaux énoncés par les différentes conventions internationales.
Le droit à disposer de son corps, de choisir ses maternités, d’avoir accès aux soins en matière de santé reproductive est constitutif d’une société égalitaire et, à ce titre, il doit être reconnu comme un droit de plein exercice.
Le droit d’avorter dans de bonnes conditions psychologiques, sanitaires ou économiques doit être ré-affirmé comme une condition indispensable à l’évolution des pays. C’est un enjeu démocratique, un enjeu d’égalité entre les femmes et les hommes d’Europe ou d’ailleurs.
Pendant ces deux jours de colloque, nous espérons faire se croiser des points de vues divers de différents pays d’Europe pour l’application concrète de ce droit à toutes les femmes d’Europe. Nous espérons que les larges temps de débats prévus seront l’occasion d’identifier pays par pays les divers enjeux et favoriser ainsi les collaborations et échanges y compris entre médecins, associations, politiques ou institutionnels.
Affirmer sans ambiguïté que l’exercice de ce droit fondamental à disposer de son corps nécessite une nette séparation du politique et du religieux est central à l’heure où ce dernier tend à prendre le pas sur les intérêts de la société en le réduisant à une question de morale religieuse.
Avec nos partenaires, ce colloque a été pensé comme résolument tourné vers l’Europe, vers ses membres, dans un élan communautaire et solidaire pour la reconnaissance des droits sexuels et reproductifs pendant la Présidence Française de l’Union Européenne.
A toutes les femmes d’Europe !
Françoise Laurant,
Présidente, Mouvement Français pour le Planning Familial

Pour le programme : progr (Format PDF)
Pour l'inscription en ligne : http://www.planning-familial.org/colloque-avortement/inscription.php
Pour vous y rendre : http://www.planning-familial.org/colloque-avortement/plan.html
01 mars 2008
Projection du film "Debout !"
Le Planning Familial de Vaucluse, dans le cadre de son partenariat des "rencontres du film documentaire social" nous propose d'échanger autour du film
" DEBOUT ! "
Le vendredi 7 mars 2008 à 20h à Utopia.
Si de manière incontestable les rapports entre les hommes et les femmes ont évolué et le sentiment que l'émancipation des femmes est accomplie ou, au moins, irréversible, notre réalité de terrain est tout autre et demande des réponses actives.
Affiche : Debout__
23 mai 2006
Declaration des droits de la Femme et de la Citoyenne
Marie Gouze (Aubry), dite Olympe de Gouges, est née à Montauban en 1748.
Auteur de pièces de théâtre (L'Esclavage des nègres, 1789), de romans (Mémoires de Mme de Valmont, 1788), et de pamphlets, elle s'enthousiasma pour la Révolution (L'Entrée de Dumouriez à Bruxelles, 1793).
Préambule
Les mères, les filles, les soeurs, représentantes de la nation, demandent d’être constituées en assemblée nationale. Considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de la femme, sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d’exposer dans une déclaration solennelle, les droits naturels inaliénables et sacrés de la femme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs devoirs, afin que les actes du pouvoir des femmes, et ceux du pouvoir des hommes pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés, afin que les réclamations des citoyennes, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la constitution, des bonnes moeurs, et au bonheur de tous.
En conséquence, le sexe supérieur en beauté comme en courage, dans les souffrances maternelles, reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Etre suprême, les Droits suivants de la Femme et de la Citoyenne.
Article I
La Femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.
Article II
Le but de toute association politique est la imprescriptible de la Femme et de l’Homme : ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et surtout la résistance à l’oppression.
Article III
Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation, qui n’est que la réunion de la Femme et de l’Homme : nul corps, nul individu, ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.
Article IV
La liberté et la justice consistent à rendre tout ce qui appartient à autrui ; ainsi l’exercice des droits naturels de la femme n’a de bornes que la tyrannie perpétuelle que l’homme lui oppose ; ces bornes doivent être réformées par les lois de la nature et de la raison.
Article V
Les lois de la nature et de la raison défendent toutes actions nuisibles à la société : tout ce qui n’est pas défendu pas ces lois, sages et divines, ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elles n’ordonnent pas.
Article VI
La Loi doit être l’expression de la volonté générale ; toutes les Citoyennes et Citoyens doivent concourir personnellement ou par leurs représentants, à sa formation ; elle doit être la même pour tous : toutes les Citoyennes et tous les Citoyens, étant égaux à ses yeux, doivent être également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leurs capacités, et sans autres distinctions que celles de leurs vertus et de leurs talents.
Article VII
Nulle femme n’est exceptée ; elle est accusée, arrêtée, et détenue dans les cas déterminés par la Loi. Les femmes obéissent comme les hommes à cette Loi rigoureuse.
Article VIII
La Loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu’en vertu d’une Loi établie et promulguée antérieurement au délit et légalement appliquée aux femmes.
Article IX
Toute femme étant déclarée coupable ; toute rigueur est exercée par la Loi.
Article X
Nul ne doit être inquiété pour ses opinions mêmes fondamentales, la femme a le droit de monter sur l ’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune ; pourvu que ses manifestations ne troublent pas l’ordre public établi par la Loi.
Article XI
La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de la femme, puisque cette liberté assure la légitimité des pères envers les enfants. Toute Citoyenne peut donc dire librement, je suis mère d’un enfant qui vous appartient, sans qu’un préjugé barbare la force à dissimuler la vérité ; sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi.
Article XII
La garantie des droits de la femme et de la Citoyenne nécessite une utilité majeure ; cette garantie doit être instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de celles à qui elle est confiée.
Article XIII
Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, les contributions de la femme et de l’homme sont égales ; elle a part à toutes les corvées, à toutes les tâches pénibles ; elle doit donc avoir de même part à la distribution des places, des emplois, des charges, des dignités et de l’industrie.
Article XIV
Les Citoyennes et Citoyens ont le droit de constater par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique. Les Citoyennes ne peuvent y adhérer que par l’admission d’un partage égal, non seulement dans la fortune, mais encore dans l’administration publique, et de déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée de l’impôts.
Article XV
La masse des femmes, coalisée pour la contribution à celle des hommes, a le droit de demander compte, à tout agent public, de son administration.
Article XVI
Toute société, dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de constitution ; la constitution est nulle, si la majorité des individus qui composent la Nation, n’a pas coopéré à sa rédaction.
Article XVII
Les propriétés sont à tous les sexes réunis ou séparés ; elles ont pour chacun un droit lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité.
Postambule
Femme, réveille-toi ; le tocsin de la raison se fait entendre dans tout l’univers ; reconnais tes droits. Le puissant empire de la nature n’est plus environné de préjugés, de fanatisme, de superstition et de mensonges.
Le flambeau de la vérité a dissipé tous les nuages de la sottise et de l’usurpation. L’homme esclave a multiplié ses forces, a eu besoin de recourir aux tiennes pour briser ses fers. Devenu libre, il est devenu injuste envers sa compagne.
O femmes ! Femmes, quand cesserez-vous d’être aveugles ? Quels sont les avantages que vous recueillis dans la révolution ? Un mépris plus marqué, un dédain plus signalé. Dans les siècles de corruption vous n’avez régné que sur la faiblesse des hommes. Votre empire est détruit ; que vous reste t-il donc ?
La conviction des injustices de l’homme. La réclamation de votre patrimoine, fondée sur les sages décrets de la nature ; qu’auriez-vous à redouter pour une si belle entreprise ? Le bon mot du Législateur des noces de Cana ? Craignez-vous que nos Législateurs français, correcteurs de cette morale, longtemps accrochée aux branches de la politique, mais qui n’est plus de saison, ne vous répètent : femmes, qu’y a-t-il de commun entre vous et nous ?
Tout, auriez vous à répondre. S’ils s’obstinent, dans leur faiblesse, à mettre cette inconséquence en contradiction avec leurs principes ; opposez courageusement la force de la raison aux vaines prétentions de supériorité ; réunissez-vous sous les étendards de la philosophie ; déployez toute l’énergie de votre caractère, et vous verrez bientôt ces orgueilleux, non serviles adorateurs rampants à vos pieds, mais fiers de partager avec vous les trésors de l’Etre Suprême.
Quelles que soient les barrières que l’on vous oppose, il est en votre pouvoir de les affranchir ; vous n’avez qu’à le vouloir. Passons maintenant à l’effroyable tableau de ce que vous avez été dans la société ; et puisqu’il est question, en ce moment, d’une éducation nationale, voyons si nos sages Législateurs penseront sainement sur l’éducation des femmes.
Les femmes ont fait plus de mal que de bien. La contrainte et la dissimulation ont été leur partage. Ce que la force leur avait ravi, la ruse leur a rendu ; elles ont eu recours à toutes les ressources de leurs charmes, et le plus irréprochable ne leur résistait pas. Le poison, le fer, tout leur était soumis ; elles commandaient au crime comme à la vertu. Le gouvernement français, surtout, a dépendu, pendant des siècles, de l’administration nocturne des femmes ; le cabinet n’avait point de secret pour leur indiscrétion ; ambassade, commandement, ministère, présidence, pontificat, cardinalat ; enfin tout ce qui caractérise la sottise des hommes, profane et sacré, tout a été soumis à la cupidité et à l’ambition de ce sexe autrefois méprisable et respecté, et depuis la révolution, respectable et méprisé.
Elle réclama l'émancipation des femmes avec la Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne en 1791. Elle fut guillotinée pour avoir pris la défense de Louis XVI en 1793 à Paris. Elle eût droit à cet éloge funèbre, le lendemain de son exécution, signé par Chaumette, Procureur de la Commune de Paris, dans Le Moniteur: " Rappelez-vous l'impudente Olympe de Gouges qui la première institua des sociétés de femmes et abandonna les soins du ménage pour se mêler de la République et dont la tête est tombée sous le fer vengeur des lois... ".








